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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:54
Alain Dupuis Rendre à Jésus sa juste place ?
"Pourquoi m'appelles-tu bon ?
Nul n'est bon sinon Dieu seul"(Mc 10, 18 ; Lc 18, 19)
Alain Dupuis
LPC n° 16 / 2011

Les dernières Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid ont, semble-t-il, révélé un phénomène en progression incontrôlée : le développement d'une foi qui se résumerait de plus en plus à une envahissante "Jésus-lâtrie" exaltée, émotionnelle et orchestrée par une Église-institution s'autocélébrant de manière spectaculaire comme dispensatrice exclusive de tous les bienfaits spirituels qu'on peut attendre de son "Dieu = Jésus". Dans la mouvance "restauratrice" omniprésente à Madrid, le Dieu-Jésus est en plein boom et tient toute la place (celle que n'occupe pas sa mère, toutefois !…)

Quel fossé entre cet univers-là et les milieux où un nombre croissant de chrétiens, plus soucieux à la fois de rationalité et de fidélité évangélique au Jésus de l'histoire, enracinés dans la modernité, se font un devoir de chercher un humanisme universel, au-delà des "religions" ! Ceux-là tendent souvent à ne plus voir en Jésus de Nazareth qu'un sublime "maître de sagesse", hérault d'une "libération" humaine généralisée, où le divin semble avoir de moins en moins de place.

Ces deux tendances extrêmes ne posent-elles pas, chacune à sa façon, une vraie question de fond quant à la fidélité à l'apport réel de l'aventure de Jésus pour notre humanité : la divinisation de Jésus n'a-t-elle pas fortement dénaturé ce qu'il pouvait nous apprendre autant de l'Homme que du Divin ?

Mais, en revanche, peut-on sérieusement prétendre continuer de se référer à Jésus, tout en évacuant, de fait, la question de Dieu dans le destin de l'humanité ?

Le témoignage d'un "Jésus / Dieu" peut-il vraiment parler à l'homme moderne ?

Pour qu'aujourd'hui l'aventure du petit juif de Nazareth nous parle significativement de l'Homme, de notre possible relation à du "Divin", et du sens possible de nos vies, la condition nécessaire et suffisante n'est-elle pas qu'elle soit celle d'un homme, et rien qu'un homme. Un homme ayant traversé toute l'opacité de notre condition et les zones de lumière qui ouvrent sur un "sens".

N'est-ce pas d'abord à ce titre, et seulement à ce titre, que Jésus a intrigué, attiré, fasciné, bouleversé les femmes et les hommes ordinaires qui l'ont rencontré sur les routes de Palestine, les parvis du Temple, dans les synagogues, aux repas de fête ?

Un homme ordinaire, l'un des leurs, sans titre ni gloire, mais stupéfiant d'une autorité venue de l'intérieur, où il puisait l'aplomb de dire et de faire, en tout temps et en tout lieu, ce qu'il pensait devoir dire et devoir faire !

Un homme, rien qu'un homme, mais ayant puisé au creuset de son aventure intérieure la force d'être libre, totalement libre dans sa relation au Divin ! Totalement libre dans sa relation à ses frères et sœurs humains, de quelque condition qu'ils soient. Totalement libre de ses choix de vie… et appelant chacun à la même liberté.

Désormais, à travers la connaissance de nos origines animales et des fonctionnements hyper-complexes de nos psychismes, soumis à tant de contingences, d'héritages inconscients, de conditionnements et de pulsions, nous savons qu'être homme, devenir une "personne humaine" est une aventure unique, extraordinaire, mais risquée. Il y a donc ici incompatibilité avec une "seconde nature" qui, elle, serait d'ordre métaphysique et hors contingence.

Qui peut encore imaginer que les aventures, les actes et les propos d'un improbable hybride mi-dieu, mi-homme, puisse rencontrer le moindre écho dans la part la plus instruite et la plus sécularisée de notre humanité ?

Il est possible que la "divinisation" de Jésus, dans l'Antiquité, l'impressionnant Pantocrator des coupoles byzantines, revêtu de tous les attributs impériaux, le juge hiératique des tympans romans, ait largement contribué (et contribue peut-être encore, ici ou là) au succès du nouveau "culte" qui a cristallisé autour de lui et a perpétué sa mémoire jusqu'à nous. Mais quelle mémoire ? Et à quel prix !

En un mot, ne conviendrait-il pas désormais, par fidélité à la mémoire du Jésus de chair et d'os, de rétablir cette vérité : c'est bien l'homme, rien que l'homme et tout l'homme Jésus, qui propose un chemin d'accomplissement à l'homme.

Le "Jésus / Dieu" n'a-t-il pas évincé le Dieu de Jésus ?

Globalement, la lecture des trois évangiles synoptiques (1) (malgré déjà l'omniprésence d'un processus de mythification du personnage) nous montre un Jésus totalement voué à arracher son peuple à la misère morale, au piège mortel d'une religion de soumission et au désespoir. Comment ? En lui faisant découvrir la présence d'un Dieu proche, avec qui une nouvelle relation des hommes entre eux est possible. Mais jamais Jésus ne se substitue à son Dieu !

On aura beau tortiller les textes dans tous les sens, il faudra bien se faire une raison : c'est d'abord de Dieu que parle et témoigne Jésus.

Certes, il en parle dans les termes culturels qu'il a à sa disposition et qu'il partage avec ses contemporains. Mais, nous ne pouvons le nier, ce Dieu est au centre de sa vie, de son message, de ses actes et de sa relation à autrui. C'est Lui qui motive tous ses choix. Et ce Dieu n'est pas seulement extraordinairement proche. Il est intime.

Jésus vit en Sa présence. Il se "recueille" en Lui dans le silence, et invite ses suiveurs à en faire de même.

Quand ses suiveurs, qui n'ont pas bien compris, lui demandent malgré tout de leur "apprendre à prier", il ne les invite pas à se tourner vers lui, Jésus, mais vers son Dieu qui est aussi leur Dieu, le Dieu d'Israël. Il les invite à faire leur le désir de voir son NOM sanctifié, son RÈGNE établi, son DÉSIR éternel (volonté) accompli en ce monde.

Il convient ici de se souvenir que ce NOM, les sages d' Israël l'ont fait se révéler dans la vision d'un buisson brûlant sans se consumer, au milieu d'un désert (Ex.3,7-15) et qu'il s'énonce probablement ainsi : "Je suis qui je serai… ". Autrement dit : "c'est à l'usage que tu verras qui je suis… ". Ce nom, imprononçable, a donc le mérite de ne pas en être un ! Ce qui interdit à jamais de pouvoir l'instrumentaliser à des fins humaines sans tomber dans l'imposture (Ex. 20,7) !

Rappelons aussi que, pour Jésus, le RÈGNE de Dieu est une réalité déjà à l'œuvre parmi nous et en nous.

Quant à la "VOLONTÉ", Jésus semble la percevoir et la vivre plus comme un appel intérieur et un "désir", que comme les injonctions d'une loi.

Proposer un tel schéma de "prière" à ses proches, c'était simplement les inviter à entrer dans les dispositions de cœur et d'engagement existentiel pour Dieu et pour l'Homme, qui sont les siens. Ni plus. Ni moins.

Ce n'est, en fait, que la quintessence de la foi d' Israël qu'il partage…

Il y a bien un Dieu dans la foi de Jésus, et c'est bien le Dieu de ses pères dans la foi, mais re-découvert et expérimenté intérieurement comme une réalité vivante, proche, à l'œuvre au cœur de tout homme qui l'accueille, qu'il soit Jésus ou tout autre…

C'est bien Celui dont il est écrit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force" (Dt 6,4-5 ; Mt 22,37 ; Mc 12,28-30 ; Lc 10, 25-27) et que Jésus lie indissociablement au fait d'aimer son prochain comme soi-même". L'un ne peut aller sans l'autre.

Car c'est bien ce Dieu-là qui est l'Amour… et non pas son "serviteur" Jésus, comme l'usage a fini par le laisser croire…

N'est-ce pas d'ailleurs contre la fulgurante simplicité de cette foi qu'on s'est protégé en renvoyant bien vite le Dieu de Jésus à son ciel lointain, pour vénérer le "serviteur" à sa place ?

"Le sage désigne l'astre, et le disciple fixe le doigt… " aurait dit Lao-Tseu.

Ce Dieu en ligne directe, attesté par le petit juif obscur de Nazareth, a fait peur aux autorités. Et les petits n'ont pas osé y croire. Ni les juifs, ni les païens…

Et d'une possible foi restaurée en ce Dieu-de-la-Vie dont Jésus reçoit sa vie comme d'un "Père", on a glissé insidieusement vers un "culte" nouveau dont un Jésus demi-homme, demi-dieu, devient le centre. On l'installe en "médiateur", ou pire, en écran protecteur entre l'homme ordinaire et Dieu. Voire même, il se substitue à Dieu. L'œuvre du Maître n'en est-elle pas totalement dénaturée ?

Admettons au moins que la question se pose…

Un "Jésus /Dieu" qui dévalorise l' Homme ordinaire ?

L'affirmation que Jésus est "pleinement Dieu" n'a-t-elle pas, au fil des siècles, et en dépit des meilleures intentions probables, contribué à ruiner la haute idée de l' Homme que sa vie, sa parole et sa pratique tendaient à restaurer ?

En Mt.22,17ss, Lc 20,22ss et Mc 12,14ss, on nous rapporte un épisode dont les spécialistes sont unanimes à penser qu'il remonte à Jésus : les pharisiens, toujours obsédés à déterminer ce qui est juste ou injuste, pur ou impur, licite ou illicite, croient avoir trouvé un nouveau truc imparable pour amener Jésus sur leur terrain et le faire se prendre les pieds dans le tapis.
- Est-il permis de payer l'impôt à César ?
Soit Jésus répond oui, et il se met tout Israël à dos, soit il répond non, et devient la cible de l'autorité romaine. Mais lui les renvoie de manière cinglante à leur prétendu statut de "guides" du peuple :
- De qui est l'image qui figure sur cette monnaie ?
- De César.
- Eh bien, ce qui est (porte l'image) de César est à César. Rendez-le donc à César. Mais ce qui est (porte l'image) de Dieu, rendez-le donc à Dieu !

Il y a ici une allusion évidente (pour cet auditoire) à l'anthropologie biblique de l'homme créé "à l'image de Dieu, à sa ressemblance… " (Gen.1,26 ; 5,1 ; 9,6), qui a une toute autre portée que la querelle politico-légaliste à laquelle on la limite ordinairement.

Cela nous révèle que, conformément au judaïsme majoritaire de son temps, Jésus n'a jamais vu, dans la "chute" mythique du récit ancien, quoi que ce soit qui aurait pu briser l'image de Dieu en l'Homme. Pour Jésus, quelle que soit sa condition, fût-il le plus misérable ou le plus réprouvé, l'homme est porteur de l'image de Dieu (n'en déplaise à Paul, Augustin, Calvin, Jansénius et tous leurs émules, d'où, soit dit en passant, un sérieux doute sur la notion même de "rédemption").

Ce même Jésus qui, ailleurs, accuse pharisiens et autres scribes de "fermer aux hommes l'accès au Royaume" (Mt 23,13 ; Lc 11,52), considère donc que la mission première des "maîtres" en Israël devrait être de rendre les hommes à Dieu. De leur en ouvrir l'accès en les confortant dans leur infinie dignité.

Paul, encore lui, dans son enthousiasme messianique appliqué à ce Jésus qu'il n'a jamais ni vu, ni entendu, est à l'origine de cette formule qui, depuis, a fait florès : "Il est l'image du Dieu invisible." (Col 1,15 ; Co 4,4). Nous sommes tellement pétris de tout l'imaginaire que véhiculent de telles affirmations que nous avons presque le sentiment d'une évidence…

Mais Paul, lui et à sa suite des générations de théologiens, de prédicateurs et de croyants, n'ont-ils pas oublié que, pour Jésus et pour sa tradition spirituelle, c'est tout homme qui, en puissance, est porteur de l'image du Dieu invisible !

Peut-être serait-il extraordinairement plus fécond aujourd'hui de redécouvrir que cet homme, Jésus, en se laissant à ce point transfigurer par le Divin, est devenu pour nous l'image de l' homme invisible que nous portons tous au secret de notre être…

Le "Jésus / Dieu", obstacle au dialogue interreligieux ?

Quelles que soient les interprétations plus ou moins malveillantes à l'égard des juifs qu'on ait données au cours de l'histoire, il est évident que la rupture du judaïsme avec le "mouvement" de Jésus fut rendue inévitable par son passage progressif du statut (admissible) de "messie", à celui de personnage "divin" qui devenait objet de culte. La littérature paulinienne, puis le 4ème évangile sont pleins de cette inévitable et irréductible querelle. Dieu n'y est sans doute pour rien…

L'Islam, né six siècles plus tard, fut encore fortement marqué par le voisinage local de certaines communautés judéo-chrétiennes n'acceptant pas la nature divine de Jésus et encore moins un Dieu trinitaire. Le Coran épouse clairement la cause de ce refus, au nom même de Dieu. Le "dialogue" exemplaire des trois religions "du Livre" dans l'Andalousie du VIIIème siècle eut sans doute lieu avec un christianisme fortement teinté d'arianisme (2) qui le mettait sur pied d'égalité avec ses interlocuteurs.

Le grand saint mystique musulman Ibn Arabi, né à Murcia (Esp.) en 1165, et la tradition soufi a sa suite, voient en Jésus le "Sceau de la sainteté". Ne serait-ce pas le plus juste et le plus bel hommage rendu au Nazaréen et la porte grande ouverte à un dialogue retrouvé entre Judaïsme, Christianisme, et Islam ?

On sait que le parallèle a souvent été fait entre Sidharta Gautama dit le Bouddha, né en Inde six siècles auparavant, et Jésus de Nazareth.

Sans l'avoir voulu, une fois disparus, ils virent leur mémoire perpétuée dans une nouvelle "religion". Bien vite, puis au fil des siècles, cette mémoire s'intégra dans un "culte", des rituels, une ou des traditions doctrinales, des croyances, des dévotions, qui doivent plus, dans les deux cas, au terreau humain, culturel, religieux et populaire dans lequel se répandit leur enseignement, qu'à cet enseignement lui-même…

Le bouddhisme est de plus en plus présent en Occident et, en particulier, ses diverses écoles Zen : celles qui proposent la voie la plus dépouillée vers la "pleine conscience" de l'impermanence de toute chose, ici-bas, la compassion universelle… et la Réalité Ultime.

Certes, une crise profonde secoue déjà, ou secouera, l'ensemble des grandes traditions religieuses et les remettra toutes fondamentalement en question.

Mais, paradoxalement, c'est peut-être cette crise qui les amènera toutes à une véritable "révolution copernicienne", les obligeant à faire un retour purificateur vers l'Unique Source.

En tout cas, de plus en plus de théologiens chrétiens engagés dans la "théologie du pluralisme religieux" n'hésitent plus à affirmer, comme le résume Jacques Dupuis (3) que "La seule théologie des religions valable qui demeure désormais est celle d'un pluralisme théocentrique qui [..] transcende toute prétention chrétienne d'un rôle prioritaire et universel de Jésus-Christ, et établisse enfin le dialogue interreligieux sur un pied de réelle égalité".

Épilogue…

On peut donc raisonnablement penser que la voie sur laquelle certaines églises institutionnelles, ou plus "charismatiques", semblent vouloir rembarquer notre tradition spirituelle, autour de l'exaltation d'un Jésus "dénaturé" et déshumanisé, est une impasse. Elle risque fort de ne servir ni Dieu, ni l'Homme… et de ne pas survivre aux coups des prochaines mutations.

En revanche, on ne peut qu'applaudir à l'engagement sans limite d'un nombre croissant de "chrétiens" dans la quête d'un humanisme aussi consensuel que possible, au service de toute l'humanité, indépendamment de toute culture ou croyance religieuse.

Mais, si Jésus n'avait pas été un fils d'Israël, s'il n'avait pas vécu l'aventure spirituelle extrême qui fut la sienne et si son Dieu n'avait pas été le centre de sa vie, il n'aurait pas été qui il a été, enseigné ce qu'il enseigna et fait ce qu'il fit. Est-il raisonnable, voire seulement honnête, de prétendre qu'on peut "prendre" Jésus… en évacuant cette dimension de sa vie. Faire de Jésus un Dieu fut certainement une lourde bévue historique. Mais vouloir "faire du Jésus" sans Dieu ne tient-il pas de la quadrature du cercle, si ce n'est de l'imposture ?

Souvenons-nous que le Dieu de Jésus s'appelle : "je suis qui je serai… ", étranger, insaisissable. Il n'est certes pas le Dieu aristotélicien du catéchisme. Impromptu, ne survient-il pas seulement dans la marche en avant, dans la rencontre avec la vie et avec autrui ?

"Transcendance… qui, loin de diminuer l'humanité, la grandit. Si l'Étranger divin n'accroît pas l'humanité de l'autre en l'invitant à des choses meilleures, c'est-à-dire à une manière d'être plus juste, plus aimante et plus créative, alors il n'est pas digne du nom de "divin"[…] C'est une dimension de l'altérité qui invite à croire l'impossible rendu possible, […] à ajouter foi à l'incroyable et à vouloir accueillir ce qui est sans précédent et surprenant."

"C'est le sentiment radical et récurrent de quelque chose de plus – quelque chose de sous-jacent, de supplémentaire et d'inattendu - que les différentes religions appellent Dieu." (R.Kerney, Dieu est mort, vive Dieu. Nil 2011)

Alain Dupuis

(1) Les spécialistes sont unanimes à penser que ce n'est pas chez Paul, ni dans le 4ème évangile, qu'on peut trouver trace du Jésus historique. Paul ne s'y intéresse pas et n'en cite presqu'aucun propos ! Quant au 4ème évangile, il est le fruit d'une élaboration théologo-christologique telle que les paroles ou les actes réellement imputables au Jésus historique sont rares, malgré les innombrables et interminables discours doctrinaux qu'on met dans sa bouche… (retour)
(2) Les Wisigoths, qui ont conquis et christianisé l'Espagne au cours du Vème siècle, étaient adeptes de l'arianisme (325), doctrine niant la divinité de Jésus. Au VIème siècle, leur roi fit allégeance au "catholicisme", mais la masse des croyants… ? (retour)
(3) Jacques Dupuis évoque et résume ici la position de théologiens comme Knitter, Hick, Race, Samartha, dans son gros ouvrage Vers une théologie du pluralisme religieux, Cerf, 1997, sans partager leur option. Mais, depuis, d'autres ont encore été plus loin dans cette voie. (retour)
Published by Libre pensée chrétienne - dans Jésus