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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 18:19
Jean Kamp La "parole de Dieu"
Jean Kamp
LPC n° 32 / 2015

Nous devons à Jean KAMP (1) (1924-2010) le texte qui suit, extrait de son livre "Credo sans foi, foi sans credo" (2) qui, bien qu'ancien, n'a rien perdu de son acuité.

Le mystère que représente notre existence a depuis toujours exigé de l'humanité qu'il lui donne un sens. La foi, avec ses affirmations théologiques fondées essentiellement sur une parole dite "divine", n'est pas autre chose qu'une tentative de réponse à cette interrogation originelle. Malheureusement, cette réponse a précédé et précède encore toujours pour un grand nombre la question qui aurait dû l'engendrer… C'est précisément l'objet de la philosophie et le privilège de la raison que de permettre de se la formuler d'abord et avant tout à soi-même. Alors, plongeant dans les profondeurs de l'âme humaine, nous pourrons sans doute y découvrir quelque chose d'intransmissible, échappant à toute formulation explicite, mais qui nous parlera effectivement de Dieu. C'est le sens de la mise en question proposée par le livre de Jean KAMP, dont l'extrait ci-dessous témoigne assez bien. ◙ Philippe Ronsse.

Quel Dieu ? (3)

Dieu n'est pas, au départ, une existence autre que la nôtre : il est un des noms donnés au mystère – au sens – de la nôtre. La majorité des malentendus religieux proviennent du fait que l'on a axé la question religieuse sur les rapports entre deux existences présentées d'emblée comme distinctes : celle de Dieu et celle de l'homme, alors qu'elle surgit d'abord à partir de la question des rapports entre l'existence humaine et son sens. Faire de Dieu une existence en plus et distincte de la nôtre, alors que sa notion surgit à partir d'une question sur la nôtre, c'est avoir faussé au départ le problème religieux en dédoublant abusivement une question unique : qu'est-ce que l'homme ? Qu'est-ce que Dieu ? Ce ne sont pas là deux questions, mais une seule : celle du sens de l'existence humaine. C'est parce que l'homme ignore qui il est et le sens qu'il a, qu'il pose la question de Dieu […]

Ce n'est donc pas sans ambiguïté que l'on parle d'une "Parole de Dieu". On présente souvent la Bible comme le recueil en lequel auraient été consignées les "paroles" que Dieu aurait, à un moment choisi par lui, adressées aux hommes pour les éclairer sur le sens ultime de leur vie. C'est là cependant, on le voit, une conception trop objectiviste de Dieu : ce Dieu serait en quelque sorte séparable du monde pour pouvoir ainsi s'adresser à lui dans le face à face d'un dialogue. Toute parole, en effet, est le signe d'une distance ; au cœur même de la révélation, une distance subsisterait donc entre Dieu et les hommes, alors que Dieu, dans l'optique que nous avons adoptée, est l'abolition même de toute opposition et de toute distance. Si Dieu et sa Parole peuvent faire "irruption" dans l'histoire, c'est qu'ils sont séparables de cette histoire ; et s'ils le sont, c'est qu'ils n'en sont pas le sens.

La révélation divine : le problème !

D'ailleurs une pareille Parole, adressée par Dieu aux hommes à un moment déterminé de l'histoire, ne pourrait atteindre son but. La "révélation" qu'elle contiendrait devrait, en principe, délivrer l'homme des ténèbres, de l'incertitude et de l'angoisse dans lesquelles il se trouve au sujet de l'essentiel : le sens de sa vie. Mais ces ténèbres et cette incertitude — cette ignorance — ont précisément pour origine l'aspect objectif et, partant, forcément toujours problématique de ce qui se présente à sa raison. Présenter à l'homme une parole objective ne résoudrait donc rien, cette parole fût-elle divine. Surgissant dans l'objectivité d'une parole et d'une histoire, la révélation divine ne pourrait échapper à ce qui se présente comme la contrepartie de toute objectivité : le problème. Loin de dissiper nos questions et nos problèmes, comme ce serait, en principe, son rôle, pareille parole divine s'ajoute à eux comme un nouveau problème et une nouvelle question, que nous avons d'ailleurs déjà évoqués plus haut : est-il vrai que Dieu a parlé et que la parole biblique est la parole de Dieu ? Et s'il en est ainsi, quel est le sens de cette parole : qu'est-ce que Dieu a voulu dire?

L'histoire de la théologie ainsi que celle des Églises et des luttes qu'elles ont engagées entre elles atteste suffisamment que l'unanimité n'a pu se faire autour de ces questions. Étant elle-même entrée dans l'objectivité, la Parole de Dieu n'a pu avoir raison du problème humain. Et par un paradoxal mais inévitable retour des choses, c'est précisément l'objectivité d'un Dieu et de sa parole qui a suscité ce qu'elle devait en principe abolir : l'opposition. Que de controverses, que de luttes, que de schismes au nom de cette Parole de Dieu et de la religion, objective ou positive, qu'elle était censée fonder. Mais comment s'en étonner ? Objective, elle ne pouvait être évidente. Un aspect problématique, obscur, l'accompagnait par définition. Elle devait donc forcément se voir interprétée de façons différentes, voire opposées. Et…, Dieu sait si l'on a interprété sa parole dans les sens les plus divers et défendu les thèses les plus contradictoires au nom de cette même parole. Et la diversité et l'opposition faisant irruption au cœur même du sens, le détruit : le sens, c'est l'Unité. Les controverses entre les Églises, les contradictions entre théologiens à l'intérieur de chacune, les embarras du Magistère, tout cela finirait par faire désirer une nouvelle révélation, une nouvelle Parole, pour préciser le sens de la première. Ce serait en vain : la deuxième aurait tôt fait de poser les mêmes problèmes que la première.

La révélation divine : source d'oppositions

La parole de Dieu - la révélation divine - fonde ce qu'on appelle les religions positives. Mais les religions positives se réfutent elles-mêmes. Elles sont fausses dans la mesure où elles sont positives car, parce que positives, elles opposent, alors que le rôle d'une religion est d'unir : restaurer l'Unité originelle. Mais les religions positives opposent d'autant plus que, se basant sur une parole divine, elles se doivent d'être intransigeantes : si c'est Dieu qui a parlé, qui oserait contester ? Source inévitable d'oppositions, ces religions deviennent ferment de guerre, et il y a des guerres de religion. Les guerres saintes opposent fidèles et infidèles, chrétiens et musulmans ; mais de part et d'autre c'est toujours "Dieu qui le veut". Ainsi, l'éclat du sang des martyrs est-il toujours terni par le bûcher des hérétiques : l'intolérance et la mort sont dans les deux camps, Dieu dans aucun. Et l'on ne peut se retrancher derrière le principe sacré du monothéisme : avant toute autre chose le monothéisme signifie que Dieu est un mystère d'Unité au-delà de toutes les oppositions et de toutes les positivités.

Ces oppositions, inhérentes aux religions positives, s'exacerbent jusque dans l'intolérance lorsque la révélation sur laquelle elles s'appuient est présentée comme unique et définitive, non répétable dans la suite des temps. Dans la tradition chrétienne Dieu n'a parlé qu'une fois, et il ne parlera plus : la Révélation est, en principe et selon le Magistère officiel, close avec la mort du dernier apôtre (4). Mais si étant japonais, par exemple, j'ignore tout d'Israël ? Ou si, étant mis au courant de sa révélation, je trouve la parole de Dieu, qu'on me dit s'y trouver, formulée à travers un langage et une culture et une tradition et des catégories tellement étrangers aux miens qu'elle me demeure voilée ? Faudra-t-il que j'étudie la Bible et l'histoire du peuple hébreu ? La révélation du sens absolu de mon existence et le salut qui s'y trouve lié sera-t-il conditionné par un savoir objectif, alors qu'il réside dans le dépassement de toute objectivité et de tout savoir rationnel ? On voit combien, dans cette optique, on a objectivé la parole de Dieu. Du coup elle ne pourrait jouer le rôle que l'on voudrait : être l'expression du sens absolu de l'existence. Elle est devenue elle-même réalité objective, relative à une culture et à un langage et à une époque et, partant, livrée aux contradictions, et dont l'exégèse s'acharne à découvrir…, le sens ! Ironique renversement des choses où l'on se trouve acculé à chercher le sens de ce qui, en principe, devait en être la révélation. Mais toute l'exégèse se meut dans ce paradoxe où l'on s'acharne à interpréter comme une réalité objective — la Parole de Dieu — ce qui n'était autre chose que l'interprétation, en profondeur, de cette réalité objective qu'est l'histoire d'Israël.

L'Esprit se dit par l'histoire

Tout ceci ne veut pas dire que Dieu se tait. C'est l'essence même de l'Esprit que de se dire. Mais l'Esprit ne se dit pas à l'histoire, à un moment donné de celle-ci : il se dit par l'histoire.

Depuis Spinoza la pensée occidentale a mis progressivement en relief le lien essentiel entre l'être et le dire de l'être : la vie de l'Esprit, c'est sa manifestation par laquelle tout à la fois il crée un monde et se crée en quelque sorte lui-même. C'est en inventant son langage que l'Esprit fait surgir un monde dans lequel il se livre et s'exprime. Et c'est à travers cette expression qu'il devient — indéfiniment, éternellement — vraiment un Dieu par ce don de soi qui est également un dire de soi. La pensée catholique, dans la mesure où il y en a eu une, a la plupart du temps délibérément ignoré — quand elle n'a pas condamné — les conquêtes et les progrès de la pensée moderne et contemporaine, rivée comme elle l'était à une vision biblique, profonde mais archaïque, et qu'elle a voulu consacrer dans une philosophie médiévale promue au rang de philosophia perennis (5). La crise contemporaine de la foi est surtout une crise de la pensée religieuse, ou plutôt de carence de pensée, et ce en bonne partie du fait que l'Église a ignoré le sens de l'histoire en en privilégiant dans l'absolu certains moments. Ainsi, un des reproches fondamentaux que la pensée religieuse juive adresse, aujourd'hui encore, au christianisme est celui qu'elle adresse à toute apocalypse : être un prophétisme qui ne reste pas ouvert à l'infini du temps à venir, mais qui s'est clos dans un événement définitif comme dans un achèvement ; être un prophétisme qui, privilégiant un moment de l'histoire, en sort : alors elle n'attend plus, elle sait, et "l'espérance messianique devient une science" (6).

Dans cette perspective ce serait donc une erreur de croire que Dieu aurait eu deux langages : un langage confus qui serait celui de la création, et un langage clair qui serait celui de la révélation biblique, comme s'il corrigeait dans le second les imprécisions du premier, ou comme s'il restituait par le second la clarté que le péché originel avait ôté au premier.

Des moments privilégiés : les prophètes

Mais tout cela n'empêche pas d'appeler révélation privilégiée ces moments de l'histoire où certaines personnes — ou certains peuples — ont pris davantage conscience du sens. À travers leur vie, leur action, leur message, les prophètes ont fait éclater dans une plus grande clarté le sens. Et si Dieu ne parle pas davantage aux prophètes qu'il ne parle ou ne se dit à et à travers toute créature, il faut dire que le prophète est celui qui a davantage laissé parler Dieu à travers lui, à travers sa conscience, à travers son aspiration d'infini, son désir d'Unité et l'exigence de bonté et de détachement que ce désir tout à la fois implique et suscite.

C'est au cœur de la conscience — du Moi — que Dieu se révèle à la fois comme absence et comme exigence. Mais cette voix de la conscience, qui est appel à réaliser bien plus que le constat — ou révélation — d'une réalité, la vie morale peut l'assourdir ou l'amplifier. Les prophètes sont apparus comme des personnages exemplaires dont la vie, avant la parole, réveillait cette conscience endormie du peuple. Leur rôle a été d'incarner en quelque sorte cette conscience d'un appel, conscience qui n'est pas autre chose que l'émergence du mystère que tout homme porte en lui, qui passe par lui et le dépasse, mais qui cependant s'inscrit et s'exprime en lui : s'y révèle.

Ce mystère est exigeant précisément parce qu'il nous dépasse et nous invite ainsi à nous dépasser; il nous fait prendre conscience de notre finitude et, partant, de l'Infini : nous ne sommes pas Dieu, mais un Dieu se révèle en nous. Et c'est bien parce qu'il est exigeant que nous sommes toujours tentés de refouler ce mystère ou d'y mettre une sourdine. Le prophète réagit contre ces assoupissements, et c'est d'abord par une plus grande exigence de moralité qu'il le fait. Le Bien éclaire, creuse, approfondit. Le Bien révèle le sens. Il inspire. Et quand il s'exprime ensuite dans des actes et des paroles, il n'est pas erroné de dire que c'est Dieu qui parle et agit, non de l'extérieur et comme à travers des miracles, mais de l'intérieur et à travers le mystère — et le miracle — du Bien.

Il ne faut donc pas minimiser l'importance de la Bible. Elle a été, pour l'Occident, le recueil principal des textes prophétiques qui lui ont rappelé, au-delà des contingences étriquées, mesquines et bien souvent égoïstes en lesquelles l'homme risque à tout moment de s'enliser, le sens ultime de sa destinée. Cette importance à accorder à la Bible et le respect qu'elle mérite ne justifient cependant pas la tradition qui a voulu y voir le réceptacle unique de la "Parole de Dieu".

La révélation enfermée dans le passé

Que Dieu ait parlé, dans le sens précisé ci-dessus, par les prophètes de l'Ancien Testament et par les auteurs du Nouveau, cela paraît difficilement contestable, de même qu'il est incontestable que ces personnages furent, pour la plupart, d'une envergure religieuse et morale exceptionnelle. Ils ont ainsi été des témoins privilégiés du mystère humain, c'est-à-dire du sens ultime de notre condition. Ils ne furent pas pour autant les seuls.

Pour l'avoir cru cependant, comme l'atteste par exemple le fait que le Magistère a affirmé que la Révélation était close avec la mort du dernier apôtre, ne laissant à la postérité que la tâche d'expliciter ou de désimpliquer ce que cette révélation contenait en germe, l'Occident chrétien s'est fermé à beaucoup d'autres richesses "prophétiques", soit en les ignorant, soit en les proscrivant. Mais en présentant ainsi la révélation divine dans le peuple hébreu comme un événement unique et définitif, on a surtout bloqué la "Parole de Dieu" dans le temps, de même que l'on a privilégié un temps au détriment des autres et donc au détriment du temps présent.

Rien d'étonnant par conséquent que l'Église —l'officielle — eut souvent tant de mal à être de son temps et que, en tout cas dans le domaine de la pensée, elle ait fini par accuser un retard de quelques siècles. C'est que sa vérité se trouvait dans le passé, enfermée dans des catégories et des images et des conceptions d'un temps passé et donc toujours, d'une façon ou d'une autre, dépassée.

C'est ainsi que pour atteindre cette Parole il nous faut aujourd'hui, à chaque fois, remonter vingt ou vingt-cinq siècles. C'est dire que, pour rencontrer cette Parole, nous sommes acculés à faire de l'histoire et de l'exégèse. Et pour n'en avoir pas fait, beaucoup ont interprété cette Parole en des sens les plus invraisemblables à l'appui de thèses les plus invraisemblables ; et s'il faut en faire, c'est signe que cette Parole est devenue l'apanage d'intellectuels. Pour avoir été, en et pour son temps, une parole simple et populaire, elle est devenue pour le nôtre une parole dont seuls les savants possèdent la clé. Pour reprendre une image chère à Hegel, cette parole qui fut pour son temps source vive, est devenue pyramide monument prestigieux, mais sépulcral. Dans nos célébrations eucharistiques la liturgie de la Parole présente aux fidèles d'aujourd'hui des textes vieux d'au moins deux millénaires. Que d'acrobaties ne faut-il pas, bien souvent, au moment de l'homélie, pour délivrer cette Parole de son tombeau archéologique où elle est ensevelie ? Que dire quand il n'y a pas d'homélie et que, depuis que l'on a adopté la lectio continua en semaine (probablement pour remettre en honneur la "Parole de Dieu"), on présente aux fidèles des textes du livre des Chroniques et du livre des Rois par exemple ? Les luttes de la maison de Juda avec les tribus des Moabites et des Ammonites ou les intrigues de la cour d'Achab — même si, en principe, elles charrient un message — parviendront-elles réellement à nourrir la méditation de l'assistance dans sa recherche de Dieu ? Il est vrai que les textes qui nous restent le plus accessibles sont aussi les plus importants : certains passages des prophètes, quelques psaumes et la prédication de Jésus telle qu'on la trouve dans les synoptiques. Mais que de fois ne présente-t-on pas aux fidèles, toujours sous le couvert de la Parole de Dieu, des textes de saint Paul par exemple et qui intriguent davantage encore le célébrant que l'assistance ? D'autre part, qui ne sent ce qu'a d'artificiel ce perpétuel recours aux textes bibliques et évangéliques quand on nous expose des grandes questions d'actualité, comme dans les récentes encycliques Pacem in Terris et Populorum Progressio ?

Est-il normal, est-il bon, en traitant au plein cœur du xxe siècle de questions sociales et économiques, de citer abondamment les évangélistes et saint Paul et pas une seule fois Karl Marx (7)?

Jean Kamp

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Kamp (retour)
(2) «Credo sans foi, foi sans credo» – Jean KAMP – Aubier Montaigne 1974. Épuisé, il se trouve encore sur internet. (retour)
(3) Les sous-titres sont de la rédaction (retour)
(4) Cf. p. ex. DENZINGER-BANNWART, nos 783 et 2021. On retrouve des affirmations semblables dans la Constitution dogmatique sur la révélation divine du Concile Vatican II : « L'économie chrétienne, étant l'alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n'est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de Notre Seigneur Jésus-Christ. » (chap. I, § 4). (retour)
(5) Cf. l'encyclique de LÉON XIII, Aeterni Patris Unigenitum. (retour)
(6) A. NEHER, L'essence du prophétisme, Calmann-Lévy, 1972, p. 221. (retour)
(7) Ainsi dans l'encyclique de Jean XXIII Pacem in Terris on cite 54 fois les Actes du Saint-Siège, 14 fois l'Écriture, 2 fois saint Augustin et 2 fois saint Thomas d'Aquin; abstraction faite des Actes du Saint-Siège, saint Thomas est donc la référence la plus « récente ». Un léger progrès apparaît cependant dans l'encyclique de Paul VI Populorum Progressio, où les Actes du Saint-Siège ne sont plus cités que 38 fois, l'Écriture 15 fois et où l'on trouve deux références explicites à des auteurs contemporains : un théologien (le Père de Lubac) et un économiste (le Père Lebret). (retour)
Published by Libre pensée chrétienne - dans Foi et croyance