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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 08:00

 

Frédéric Lenoir Le Dieu de Spinoza(1)
Frédéric Lenoir
« Tout ce qui est, est en Dieu. »

Le mot « Dieu » traverse toute l'œuvre de Spinoza. Mais qu'entend-il par Dieu ?

La lecture du Traité théologico-politique nous a montré que sa conception de Dieu était fort éloignée de celle des religions monothéistes, qui considèrent Dieu comme un être suprême, préexistant au monde qu'il a créé par sa volonté. Ce Dieu créateur, pourvu de volonté, d'intelligence et de désirs, aurait ensuite choisi un peuple, le peuple hébreu, pour se révéler à lui, puis, selon les chrétiens, se serait incarné en la personne de Jésus-Christ pour sauver les hommes. Les musulmans pensent quant à eux que ce même Dieu créateur a choisi le prophète Muhammad pour clore la prophétie.

La Bible et le Coran attribuent à Dieu des qualités -il est omniscient, tout-puissant, miséricordieux, etc.- et lui donnent des visages semblables aux figures humaines : il est Seigneur, Père, Juge, etc. Il a établi le Bien et le Mal, il peut exaucer les prières des hommes, les punit ou les récompense et on se doit de lui rendre un culte. Selon cette vision, Dieu est à la fois extérieur et intérieur au monde, à la fois transcendant et immanent. Comme nous allons le voir, le Dieu de Spinoza est fort différent : il n'a pas créé le monde (le " Cosmos " ou la " Nature", qui existent de toute éternité) ; il ne lui est pas extérieur, et il est donc totalement immanent ; il n'a pas des qualités ou des fonctions qui ressemblent à celles des humains et n'intervient pas dans leurs affaires. Ce Dieu "cosmique" est défini par Spinoza, au début de l'Éthique, comme la "Substance" de tout ce qui est.

Pourquoi les humains se sont-ils forgé un Dieu à leur image ? Dans un long appendice situé à la fin du premier livre de l'Éthique et consacré à Dieu, Spinoza livre une explication qui me semble fort pertinente sur ce qu'on pourrait appeler la "naissance des dieux ". Selon lui, " les hommes agissent toujours en vue d'une fin, c'est-à-dire en vue de l'utile qu'ils désirent : d'où il résulte qu'ils ne cherchent jamais que les causes finales des choses une fois achevées, et que, dès qu'ils en ont connaissance, ils trouvent le repos, car alors ils n'ont plus aucune raison de douter ". Autrement dit, les humains sont toujours à la recherche du " pourquoi " des choses, ils cherchent constamment à donner un sens au monde, aux phénomènes naturels et à leur existence. L'explication par la cause finale les apaise : les choses existent d'une certaine manière afin d'aboutir à tel but. Ainsi, ils ont imaginé que les choses qui leur sont utiles pour vivre (la nourriture, l'eau, la pluie pour les moissons, etc.) ont été disposées par un être supérieur en vue de leur préservation. " Ils ont ainsi admis, poursuit le philosophe, que les dieux disposent tout à l'usage des hommes pour se les attacher et être grandement honorés par eux. D'où il résulta que chacun d'eux, suivant son naturel propre, inventa des moyens divers de rendre un culte à Dieu, afin que Dieu l'aimât plus que tous les autres et mît la nature entière au service de son désir aveugle et de son insatiable avidité. Ainsi, ce préjugé est devenu superstition et a plongé de profondes racines dans les esprits ; ce qui fut une raison pour chacun de chercher de toutes ses forces à comprendre les causes finales de toutes choses et à les expliquer. "

J'ai traité, à travers trois ouvrages d'histoire comparée des religions, cette question de la naissance du sentiment religieux, et l'analyse de Spinoza me semble très juste. En quelques mots, ce que nous apprennent les connaissances historiques et archéologiques actuelles, c'est que la religion première et universelle de l'humanité est une sorte d'animisme : Homo sapiens considérait que la nature entière était habitée par des forces et des esprits. Un personnage, que l'on appelle de nos jours "un chamane", était chargé par la tribu d'entrer, à travers un état modifié de conscience, en relation avec ces forces et ces esprits, afin de se les concilier et de dialoguer avec eux, notamment avant la chasse ou pour demander la guérison d'un individu. Au néolithique, il y a environ douze mille ans, l'être humain a commencé à se sédentariser. La chasse et la cueillette ont progressivement été remplacées par l'agriculture et l'élevage. L'homme a cessé de considérer que la nature était enchantée et peuplée d'esprits, et il a remplacé ces esprits par les dieux de la cité, auxquels il rendait un culte, afin d'obtenir leur protection contre ses ennemis et l'aide dont il avait besoin pour vivre (la pluie pour les moissons, la fécondité du bétail, etc.). C'est ainsi que s'est répandu dans toute l'humanité le rituel religieux par excellence : le sacrifice. Suivant la logique universelle, très bien mise en lumière par Marcel Mauss, du don et du contre-don, les humains échangeaient des biens avec les dieux : ils offraient ce qui leur était précieux (des semences, des animaux, voire des humains) en échange de l'aide et de la protection divines. Avec la formation des grands empires et le développement du pro cessus de rationalisation, on est progressivement passé de croyances polythéistes (il y a de nombreux dieux qui se valent, avec des fonc tions diverses) à des croyances hénothéistes (un dieu est supérieur aux autres, comme Amon en Égypte ou Zeus en Grèce), puis à des croyances monothéistes (Aton en Égypte, Yahvé chez les Hébreux, Ahura Mazda en Perse): il n'y a finalement qu'un seul et unique Dieu, " qui a fait l'homme à son image et à sa ressemblance " (Genèse), qui veille sur lui et répond à ses besoins pour peu qu'on lui rende un culte et qu'on observe ses commandements. Sans pouvoir en apporter une démonstration historique et anthropologique, Spinoza a parfaitement saisi, d'un point de vue philoso phique, ce qui est à l'origine des grandes reli gions historiques : le principe finaliste (tout est fait dans la nature pour le bien de l'homme) et utilitariste ( je donne quelque chose à Dieu pour qu'il m'apporte sa protection). Il s'agit pour lui d'une superstition qui vise à rassurer l'être humain, fondamentalement mû par les affects de crainte et d'espoir. C'est ainsi que les hommes ont aussi créé les concepts de Bien (tout ce qui contribue à la santé et au culte de Dieu) et de Mal (ce qui leur est contraire). Dans l'Éthique, Spinoza complète et approfondit donc ce qu'il avait déjà évoqué dans le Traité théologico- politique : l'explication par la cause finale permet de trouver un sens à tout, jusqu'à la dernière cause indémontrable, " la volonté de Dieu, cet asile de l'ignorance ".

Si Spinoza récuse cette représentation d'un Dieu anthropomorphique qui crée le monde à partir de rien, pour le seul bien du chef­ d'œuvre de sa création : l'être humain. Quelle est son idée de Dieu ? Il en donne une brève définition au tout début du livre I de l'Éthique : " Par Dieu, j'entends un être absolument infini, c'est-à-dire une substance consistant en une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie."

Il résume sa conception plus complète à la fin du livre I : " Par ce qui précède, j'ai expliqué la nature de Dieu et ses propriétés, à savoir : qu'il existe nécessairement, qu'il est unique, qu'il est agi par la seule nécessité de sa nature, qu'il est la cause libre de toutes choses et de quelle façon il l'est, que toutes choses sont en Dieu et dépendent de lui, de telle sorte que, sans lui, elles ne peuvent ni être, ni être conçues, et, enfin, que toutes choses ont été prédéterminées par Dieu, non certes par la liberté de la volonté, autrement dit par son bon plaisir absolu, mais par la nature absolue de Dieu, autrement dit par sa puissance infinie "

Essayons de comprendre cette définition avec des mots plus modernes que ceux de la métaphysique du XVIIe siècle.

En définissant Dieu comme une Substance, Spinoza entend un être qui se suffit à lui­ même, tant pour sa définition que pour son existence. Cet être parfaitement autonome, donc unique, est aussi infini : il englobe la totalité du réel. Rien n'existe en dehors de lui. C'est pourquoi Spinoza identifie plus loin Dieu à la Nature : " Deus sive Natura ", Dieu, c'est­ à-dire la Nature. Mais prenons garde à ne pas mal interpréter cette parole. Une lecture (très courante) matérialiste de Spinoza en a trop vite conclu qu'il réduisait Dieu à la matière.

Lui-même s'en défend dans une lettre à Henry Oldenburg : " Cependant, quand on suppose que le Traité théologico-politique s'appuie sur l'unité et l'identité de Dieu avec la Nature (par quoi l'on entend une certaine masse ou matière corporelle), on se trompe sur toute la ligne »

Ce que Spinoza entend par Nature (écrit avec une majuscule), ce ne sont pas les fleurs, les plantes et les oiseaux, c'est le cosmos entier dans toutes ses dimensions, visibles et invisibles, matérielles et spirituelles.

Reprenant une distinction de la scolastique médiévale, il distingue également la "Nature naturante", c'est-à-dire l'essence divine éternelle et infinie, activité autonome et productrice, de la "Nature naturée", soit tout le réel déterminé par cette activité. Cette Substance infinie a une infinité "d'attributs", nous dit Spinoza, c'est­ à-dire des qualités divines, absolument simples, qui constituent l'essence de la Substance et nous permettent de la connaître. Les deux seules que nous pouvons appréhender sont la Pensée (ou esprit) et l'Étendue (ou matière). L'esprit et la matière, comme attributs de Dieu, sont aussi infinis. Il n'en demeure pas moins que la matière et l'esprit infinis se présentent à nous sous la forme de corps ou d'idées limités et finis, que Spinoza appelle des "modes". Chaque pensée ou idée est donc un mode singulier et concret de l'esprit infini, comme chaque corps ou chaque chose est un mode singulier de la matière infinie. On peut ainsi comprendre ce que veut dire Spinoza quand il affirme que " les choses particulières ne sont que des affections des attributs de Dieu, autrement dit des modes par lesquels les attributs de Dieu sont exprimés d'une façon définie et déterminée ".

Autre affirmation forte de Spinoza, il existe un déterminisme cosmique :"Dans la nature , il n'y a donc rien de contingent, mais toutes choses sont déterminées par la nécessité de la nature divine à exister et à produire un effet d'une certaine façon. " La Nature est donc entièrement réglée par des lois immuables (ce que Spinoza appelait les "décrets de Dieu " dans le Traité théologico-politique). Ce déterminisme rend tout aussi absurdes les notions de péché (désobéissance à Dieu) ou de miracle (intervention surnaturelle de Dieu), et il n'est pas sans poser des questions essentielles quant à la liberté humaine - nous y reviendrons dans un prochain chapitre.

La conception spinoziste de Dieu est donc totalement immanente : il n'y a pas un Dieu antérieur et extérieur au monde, qui crée le monde (vision transcendante du divin), mais, de toute éternité, tout est en Dieu et Dieu est en tout à travers ses attributs, qui, eux-mêmes, génèrent une infinité de modes singuliers, c'est-à-dire d'êtres, de choses et d'idées singulières. C'est ce qu'on appelle une vision" moniste" du monde, qui s'oppose à la vision dualiste traditionnelle d'un Dieu distinct du monde. Pour Spinoza, Dieu et le monde (la Nature, le Cosmos) ne font qu'un. Ce qui n'empêche pas d'apporter, comme nous l'avons vu, de nécessaires distinctions entre Dieu comme cause libre et productrice (Nature naturante) et Dieu comme contenant de tout le réel (Nature naturée), ou bien comme la matière (attribut de l'Étendue) et l'esprit (attribut de la Pensée), ou encore entre les attributs infinis de Dieu et ses modes finis : l'ensemble des êtres, des idées et des choses singulières.

Spinoza est-il athée, comme on l'affirme communément ?

Tout dépend en fait de la définition qu'on donne à ce mot. Au XVIIe siècle, on qualifiait ainsi toute personne immorale, vivant sans principes et ne ren dant aucun culte à Dieu. C'est la raison pour laquelle Spinoza s'en est toujours défendu, lui qui avait tant à cœur de mener une vie sage et exemplaire à partir d'une certaine idée de Dieu.

Spinoza ne croit pas en l'existence du Dieu créateur, personnel et providentiel, tel que le décrit la Bible. Les juifs, les chrétiens et les musulmans, pour qui Dieu ne peut répondre qu'à cette définition, le considèrent donc souvent comme athée. Pourtant, Spinoza propose une nouvelle définition de Dieu, qu'il considère comme la plus achevée, car la plus rationnelle. Il ne croit pas à ce qu'il envisage comme la représentation enfan tine du Dieu auquel ses semblables rendent un culte, mais il pense Dieu comme un être infini, véritable principe de raison et modèle de vie bonne. En cela, il ne se considère pas du tout comme athée, entendu au sens de celui qui n'a aucune pensée de Dieu, ni principes de vie qui en découlent.

Ou, pour le dire encore autrement, Spinoza ne croit pas au Dieu révélé de la Bible ; mais il pense Dieu. Cette pensée le met en joie et gouverne toute sa vie. Ce n'est donc pas par malice ou couardise qu'il utilise le mot "Dieu" dans son œuvre, afin d'échapper à la persécution, comme cela est très souvent affirmé. Ce serait, une fois encore, faire injure à son intelligence, à son souci de la vérité et de la précision des mots. Il utilise le mot " Dieu " en long, en large et en travers, parce que ce mot exprime, pour lui comme pour ses semblables, l'Absolu et le fondement de toute chose. Mais il le redéfinit en se fondant sur la raison.

En cela, il préfigure le déisme du XVIIIe siècle, cette philosophie qui pense Dieu au-delà de toute croyance et de tout culte. Il rejoint aussi, par bien des points, la pensée philosophique de Dieu défendue par les stoïciens de l'Antiquité, y compris dans son déterminisme cosmique.

Faire de Spinoza le premier grand penseur "athée " de l'Occident, comme on le lit un peu partout, chez qui l'idée de Dieu serait totalement absente, est un énorme contre­sens. La croyance au Dieu biblique lui est en effet totalement étrangère, mais pas du tout le concept même de Dieu. Au contraire, Dieu, tel qu'il le conçoit, traverse toute son œuvre et fonde sa philosophique éthique, comme nous allons le voir plus loin. Dans sa correspondance, Spinoza n'a de cesse de se défendre d'être athée et de chercher à détruire la religion. Ainsi écrit-il à Jacob Osten: " Mais, je le demande, détruit-on toute religion quand on pose que Dieu doit être reconnu comme le souverain bien, et qu'il doit, comme tel, être aimé en toute liberté d'âme ? Et qu'en cela seules consistent notre suprême félicité et notre liberté totale ? "

Spinoza n'est d'ailleurs pas plus matérialiste qu'il ne serait athée. Pas plus qu'il n'est spiritualiste. Il est les deux ! Puisque les deux attributs de Dieu sont la Pensée et l'Étendue, le monde est fait d'esprit et de matière, et les deux sont inséparables. Il naturalise l'esprit autant qu'il spiritualise la matière.

En fait, Spinoza est déroutant, car il échappe aux catégories simplistes, issues d'une part de notre héritage judéo-chrétien, qui enferme Dieu dans une seule définition, et d'autre part d'un conflit philosophique, vieux de plus de deux millénaires, entre les penseurs matérialistes (de Lucrèce à Marx) et les penseurs spiritualistes ou idéalistes (de Platon à Hegel). Ces deux prismes nous rendent difficilement compréhensible un penseur comme Spinoza, qui fait sauter tous les verrous et les clivages habituels de notre pensée.

Un petit détour par l'Inde nous permettra de mieux le comprendre. Sa conception de Dieu y est en effet beaucoup plus familière. J'ai déjà évoqué le fait que Spinoza s'extrait du dualisme métaphysique traditionnel de l'Occident pour établir un monisme : Dieu et le monde ne sont qu'une seule et même réalité. Or c'est le cœur même du plus grand courant philosophique de la pensée indienne : l'Advaïta-Vedanta, la voie de la non-dualité. Ce courant postule l'unité entre Dieu et le monde. Tout est en Dieu et Dieu est en tout.

Fondée sur certaines Upanishads (textes anciens qui remontent au VIIIe siècle avant notre ère), la voie de la non-dualité a été développée et systématisée par le grand philosophe Çankara au VIIIe siècle de notre ère. Cette doctrine identifie ainsi le divin impersonnel (le brahman) et l'âme individuelle (l'âtman). Le chemin de la sagesse consiste à prendre conscience que le brahman et l'âtman ne font qu'un, que chaque individu est une partie du Tout cosmique. Çankara tient d'ailleurs des propos similaires à ceux de Spinoza à l'égard des doctrines religieuses traditionnelles, dualistes, qui pullulent aussi en Inde : reposant sur la foi et sur la dévotion amoureuse envers Dieu (qui prend mille visages), elles permettent à des millions d'hindous de pratiquer la justice et l'amour, et donc de progresser spirituellement. Mais il affirme aussi que la voie non dualiste exprime plus profondément le réel, et que la réalisation de l'être, but ultime de toute vie humaine, implique la cessation de toute dualité. Parce qu'il est sorti de la dualité, le sage est un « délivré vivant » pour qui i l n'y a plus que la « pleine félicité de la pure conscience, qui est Une» (saccidânanda). La délivrance (Spinoza dirait le « salut ») est le fruit d'une prise de conscience à la fois intellectuelle et intuitive, qui apporte le bonheur suprême, la joie sans limite. Comme nous le verrons, Spinoza ne dit pas autre chose à la fin de !'Éthique.

On peut se demander pourquoi Spinoza commence son Éthique, qui est censée être un guide de vie vers la joie parfaite, par cette réflexion sur Dieu. C'est tout simplement parce qu'il est convaincu que toute éthique doit nécessairement reposer sur une métaphysique, sur une certaine vision du monde et de Dieu. Nos actes et l'orientation profonde que nous donnons à notre vie ne sont pas les mêmes selon la compréhension que nous avons de notre lien au monde et à l'Absolu. Ainsi, comme le souligne fort justement Robert Misrahi, sa métaphysique nous montre que " l'itinéraire de la sagesse ne sera donc pas une ascension vers le ciel ou l'au-delà indicible, mais un approfondissement de l'existence elle-même, dans notre monde unique, la Nature ". Ajoutons aussi, puisque Spinoza nous promet un chemin vers la béatitude, que la joie la plus pure vient quand nous avons appris à accorder notre nature avec la Nature, à nous mettre au diapason - grâce à la raison - de la symphonie cosmique. Cette conception a profondément touché Albert Einstein. On lui a souvent demandé s'il croyait en Dieu. Il répondait toujours la même chose : au Dieu de la Bible, non, mais au Dieu cosmique de Spinoza, oui. Ainsi, lorsque le grand rabbin de New York lui posa une nouvelle fois la question, il répondit : "Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle dans l'harmonie de tout ce qui existe, mais non en un Dieu qui se préoccuperait du destin et des actes des humains".

Frédéric Lenoir
N'hésitez pas à vous procurer ce petit livre de Frédéric Lenoir pour éclairer votre vie!

(1) Extrait du livre " Le miracle Spinoza" Une philosophie pour éclairer notre vie
Édité chez Fayard et en livre de poche en 2017. (retour)
Published by Libre pensée chrétienne