Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:56
André Verheyen Le mot d'André…
André Verheyen
LPC n° 1 / 2008

Une des différences les plus frappantes entre notre manière d'être chrétiens aujourd'hui et la situation du siècle dernier, c'est que notre référence ne se situe plus dans le credo ni dans les dogmes.

Il y a encore quelques dizaines d'années, il était assez fréquent qu'on pose des questions commençant par « Est-ce qu'on doit croire que… ? ». Aujourd'hui nous sommes beaucoup plus sensibilisés au souhait d'une foi personnelle et adulte.

Ajoutons à cela que la conception traditionaliste du Credo – qui le considère comme immuable – a pour conséquence que le décalage par rapport à l'actualisation qui aurait dû être opérée au siècle dernier est devenu tellement grand que ces textes (on songe surtout au credo de Nicée-Constantinople et au Symbole des Apôtres) sont devenus insignifiants et même gênants.

C'est un phénomène relativement récent que des chrétiens pratiquants nous disent : quand on récite le Credo à la messe, je me tais parce que cela ne représente plus ma foi. Et ce qui est tout à fait un signe des temps, c'est que la majorité des chrétiens, et même des prêtres, à qui ils disent cela, ne répondent pas : Si ! Vous devriez y croire. Ils constatent eux-mêmes que ces textes sont périmés. Et le côté positif de la chose, c'est qu'on voit naître un peu partout des credos alternatifs qui essaient de dire quelque chose de significatif dans le langage des gens.

Là où le problème devient grave, c'est lorsqu'il ne s'agit pas seulement de rajeunir le langage, mais les croyances qu'on avait érigées en dogmes ne sont plus crédibles.

C'est notre but principal, de montrer que la foi chrétienne n'est en rien diminuée lorsqu'elle abandonne les vieilles croyances.

André Verheyen

2006 - Réflexions simples pour une crédibilité - 4ème partie - page5

commentaires